Histoire et patrimoine

Ses vestiges

Située sur le diverticule romain de Naix aux Forges au Châtelet, près de Fontaines sur Marne, la commune de Savonnières en Perthois est habitée dès l’antiquité. Des fouilles ont permis la découverte d’une stèle sculptée d’un enfant ailé, ainsi que d’un sarcophage mérovingien.

Sa pierre

Savonnières en Perthois est depuis longtemps un centre d’exploitation dont la renommée n’a plus à s’établir. Les traces laissées par les Anciens s’y révèlent fréquemment : galeries à l’abandon, entailles laissées par un outillage disparu.
Le banc de Savonnières appartient au terrain jurassique et fournit un calcaire monolithique tendre, d’un ton blanc grisâtre, à grain fin ou assez fin qui se patine remarquablement.

Son église

Son église fut fondée en 1178 et dépendait de la cense de l’abbaye de Jovilliers. Celle-ci fut brûlée une première fois par les Suédois en 1344. L’église a une tour romane en avant du chœur démolie dans les dernières années du siècle dernier, augmentée d’une travée au XVème siècle. Nef latérale ajoutée à la fin du XVIème siècle. Le cartulaire de Jovilliers mentionne des réparations importantes en 1673 et 1720 en particulier sur sa façade sud où on peut observer des vitraux enchâssés dans des ouvertures gothiques.
Sa tour clocher date du XIIème siècle. Son extrême limite d’âge a nécessité sa démolition en 1898 et elle a été remplacée par un clocher en bois, aujourd’hui disparu. Les cloches ont été déplacées dans une dépendance du presbytère.

Sa salle des fêtes

N’ayant pas de salle des fêtes le maire de l’époque, René JOSEPH avec un groupe de bénévoles décide de racheter la chapelle du camp américain de Trois Fontaines (Marne)après le départ des troupes en 1968. Elle fut démontée, transportée dans le village et remontée à son emplacement actuel.

Son développement

Le village se construit rapidement. La pierre étant d’excellente qualité et la nappe d’eau souterraine abondante, les carrières d’extraction de la pierre génèrent de l’emploi et les familles s’installent. Par la suite, les carrières reconverties en champignonnières continueront d’assurer de l’emploi jusqu’à leur fermeture.
On retrouve la trace d’une école dès l’an 1697 dirigé par Messire René Gillot , régent d’études. Puis, en 1881 la première poste.
Face à l’école se trouvait un relais de « poste » sur la route de Saint-Dizier (aujourd’hui rue de Boutruhand).
En 1880, par arrêté du préfet de la Meuse, fut créée la voie ferrée du Naix Güe et la gare (Route de Juvigny).
En décembre 1969, une loco effectue ses derniers tours de roues sur le réseau ferroviaire dit du "Naix-Güe" qui passe par Savonnières. La ligne Güe-Menaucourt ferme définitivement.
Aujourd’hui situation de la commune reste favorable car si elle dépend administrativement de Bar le Duc elle fait partie du bassin d’emploi de Saint-Dizier.

Ses chauves-souris

La commune compte plusieurs sites és au niveau du réseau écologique européen "Natura 2000". En effet, une quinzaine des 22 espèces de chauves-souris répertoriées en Lorraine sont présentes en hivernage dans notre immense patrimoine souterrain. Le Petit Rhinolophe est l'une des chauves-souris les plus menacées d’Europe et son statut de conservation est jugé vulnérable en France.
Les carrières du Perthois accueillent (pour cette espèce) environ 55% de la population hibernante de Lorraine.

Ses carrières

  • 173km de galeries sur 86 ha de superficie
  • 2 322 000 m3 de roche exploitée

Domaine privé, les galeries sont accessibles par tous mais constituent un véritable labyrinthe pour les personnes ne connaissant pas le site. Chaque année, pas moins de 700 spéléologues, français ou frontaliers, traversent les galeries pour admirer les vestiges de l’exploitation, les concrétions et cavités naturelles ainsi que des gouffres réputés pour être les plus beaux de la région.

Haut
de page