L’Histoire de Lisle en Rigault est intimement liée à celle de Jeand’Heurs qui constitue aujourd’hui un écart, mais qui était autrefois plus peuplé que le village lui-même.
On trouve la trace de Lisle en Rigault à partir du XIème siècle, sous plusieurs orthographes différentes et successives - Lile, L’île - qui font référence à sa situation géographique : les premières habitations étaient situées dans l’actuelle « Cour du Château », une place alors fortifiée, bordée par la rivière Saulx et par un ruisseau constitué par une dérivation de celle-ci.
Le château était occupé par un seigneur, par sa cour et par sa « basse-cour » (éleveurs, paysans).
D’ailleurs, l’origine latine la plus répandue du nom actuel du village est « Insula in rigaltio » qui pourrait se traduire par l’île dans la rigole.
Il reste aujourd’hui de cette époque le porche d’accès à cette Cour et son petit pont (autrefois pont-levis) ainsi que les maisons voisines de ce porche qui ont toutefois été transformées au fil des années :
- le bâtiment adjacent possède des peintures murales et des boiseries classées « monuments historiques » datant des XVIIème et XVIIIème siècles,
- un mur du grenier de la petite tour carrée située sur la gauche quand on fait face à la façade principale, porte la date 1378 gravée dans la pierre.
Ancienne abbaye de moines prémontrés, incendiée à plusieurs reprises, la dernière fois au moment de la révolution de 1789.
Reconstruit dans sa forme actuelle, le château a servi de résidence de retraite au Maréchal d’Empire Nicolas-Charles OUDINOT, duc de Reggio, né à Bar le Duc (1767-1847) qui se distingua notamment à Austerlitz, Friedland et Wagram. (La rue perpendiculaire à la rue Henri-Chevalier, de l’autre côté du pont, porte son nom).
Au XIXème siècle, la propriété a été habitée par l’un des Frères GONCOURT.
Au XXème siècle, le château a servi d’hôpital de campagne pendant la guerre 14/18.
Le château et son parc sont entourés d’un mur de plusieurs kilomètres. Ils sont aujourd’hui lotis entre plusieurs propriétaires, la partie principale (château et parc) étant ouverte à la visite sur demande.
Aujourd'hui, Jeand'Heurs continue d'être un lieu renommé du département grâce :